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Fonctions constitutionnelles
La Constitution réglemente le Gouvernement de la République dans son ensemble sans prévoir les compétences des différents secteurs de l'administration publique. Une distinction n'a été réalisée que récemment par une loi ordinaire qui précise les tâches du Premier Ministre et qui distingue les compétences des ministères.
Le Ministre de la Justice est le seul Ministre à être mentionné dans la Constitution.
L'article 110 de la Constitution attribue au Ministre de la Justice la tâche de veiller "à l'organisation et au fonctionnement des services relatifs à la justice". Sa particularité découle des dispositions par lesquelles la Constitution garantit la pleine autonomie et indépendance des juges de tout autre pouvoir et affirme qu'ils "sont sujets seulement à la loi". L'organe d'importance constitutionnelle assurant l'autonomie de l'autorité judiciaire est le Conseil Supérieur de la Magistrature qui est présidé par le Président de la République. Il appartient au Conseil Supérieur de la Magistrature de veiller au recrutement, à la mutation, à l'avancement des magistrats. La loi réglementant le fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature attribue au Ministre de la Justice la faculté de formuler des requêtes et des observations sur les matières relevant de la compétence du Conseil Supérieur de la Magistrature. Le Ministre de la Justice peut participer aux séances du Conseil lorsqu'il en est requis par le Président ou lorsqu'il l'estime opportun pour faire des communications ou fournir des éclaircissements. Il a en outre la faculté de demander aux Chefs des Cours des informations concernant le fonctionnement de la justice. Il intervient dans la procédure pour la désignation des Chefs des Organes Judiciaires.
Le Ministre de la Justice a la faculté de promouvoir l'action disciplinaire. Le Conseil Supérieur de la Magistrature statue sur les actions promues par le Ministre.
La Constitution prévoit donc les deux fonctions fondamentales du Ministre : l'organisation des services indispensables à l'exercice du pouvoir juridictionnel et la faculté de promouvoir l'action disciplinaire à l'encontre des magistrats. Les autres fonctions sont définies par la loi ordinaire.
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